David Saforcada

24 avril 2017

La sensation de me retrouver en 2002.

Cette année là, avec France Bonapartiste, nous avions fait campagne aux côtés de JP Chevènement.Une belle campagne, pleine d'espoir, dans ce que nous estimions être le rassemblement des patriotes sociaux, loin du système et des extrêmes.

Nous avons pris une route différente le 21 avril lorsque Jean-Pierre Chevènement a appelé à voter contre le Front National. Non pas parce que nos regards se tournaient vers Jean-Marie le Pen mais simplement parce que nous n'avions jamais voté "contre" un tel ou une telle. Nous avons toujours voté "pour" nos idées.

Pour le second tour de la présidentielle 2017,  il en sera de même. Nous disons non à Macron mais nous ne disons pas oui à Marine.

France Bonapartiste publiera un communiqué dans la soirée.

 

20 avril 2017

Ne pas subir !

policeToutes mes pensées vont, ce soir, aux familles et aux proches du policier assassiné et de ceux blessés aux Champs Elysées. Elles vont aussi à toutes les forces de sécurité présentes sur les lieux.

Une fois de plus le territoire national est touché par le terrorisme. Cette nouvelle attaque doit nous faire prendre conscience que le danger est partout et tout le temps. Il faut donc s'habituer à vivre dans ce contexte. S'habituer ne veut pas dire subir, bien au contraire et c'est pour cela qu'il faut prendre des mesures fortes (j'ai fait des propositions à ce sujet) contre tous les dangers potentiels. S'habituer veut dire prendre en compte le fait que chacun est concerné et doit donc faire sa part du "travail" dans la prévention. Ne pas subir !

Petite parenthèse mais elle me tient à coeur. M Poutou en réclamant le désarmement des Forces de l'Ordre se fait indirectement le complice des terroristes, je demande donc l'annulation de sa participation à l'élection présidentielle et l'interdiction du NPA.

Posté par david saforcada à 23:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

18 avril 2017

"Musulmans de France", le nouveau masque de l'islam politique en France.

L'UOIF a changé de nom pour mieux essayer de dissimuler son islam politique. Cette organisation s'appelle aujourd'hui "Musulmans de France" ...

Les responsables de cette association, dangereuse pour la France et dont nous demandons l'interdiction, ont oublié "Frères" dans le nom.

"Frères Musulmans de France" voilà qui rétablit la vérité sur qui se cache derrière cette association. Un changement de nom n'est en rien un changement d'idées. L'islam politique que prône monsieur Lafsar et ses amis n'a rien à faire sur notre territoire. Ma position à leur sujet n'a pas changé, interdiction de l'UOIF / Musulmans de France et expulsion de tous ses membres non nationaux. Nous sommes en guerre, nous n'avons pas à tolérer une 5ème colonne sur notre sol. 

Posté par david saforcada à 19:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

08 avril 2017

Marine et le retour des Cendres ...

empire5Dans son discours du jour, à Ajaccio, Marine le Pen a émis son souhait du retour des cendres de Napoléon III.

Voilà une nouvelle qui pourrait fait émettre des cris de joie à tous les Bonapartistes. Enfin un candidat à la présidentielle qui ose ... Mais madame le Pen ne serait pas la première à faire cette incursion dans le monde Napoléonien. Nicolas Dupont-Aignan, en son temps, avait posé une question (écrite) à l'Assemblee Nationale (à la demande de France Bonapartiste). Question aussi vite oubliée tant par le député que par l'Assemblée... "Chat échaudé craint l'eau chaude". 

Je suis surpris de cet intérêt soudain de la candidate pour Napoléon III. Depuis plus de 15 ans nous nous battons, avec France Bonapartiste, pour ce retour et nous n'avons jamais lu ou entendu Madame le Pen ou un cadre national du Front National parler de ce sujet, évoquer un tel retour. Nous n'avons jamais eu de retour à nos courriers ou de contacts suite au lancement de notre pétition il y a quelques années. "Pire" jamais les Napoléon n'ont été des références au panthéon frontiste.

Avant de sauter de joie et de verser des larmes, quid de la Famille mais aussi de Pietri ? Quid du lieu de sépulture ?

Peut être que madame le Pen s'est enflammé en étant à Ajaccio ou bien l'un de ses conseillers.

Je demande à voir ...

Posté par david saforcada à 18:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

07 avril 2017

Hier de la farine mais demain ... ?

L'enfarineur de François Fillon serait un Fiché S ... Tout d'un coup, la blague potache prend un tout autre visage. On peut tout imaginer dans les mains de cet homme, autre que de la farine, pour un résultat identique : toucher sa cible. Cette présence et cette action remettent en cause la sécurité publique mais aussi la liberté laissée aux Fichés S sur notre territoire.

Pour ce qui est de la sécurité, si on ne peut interdire les rassemblements publics, il faut mettre en place une véritable sécurité et en accepter toutes les contraintes de filtrage, de fouille, etc ...

Pour ce qui est des Fichés S, il faut oser les mettre hors d'état de passer à l'acte, quel qu'il soit, sur le territoire national. Il faut donc mettre en détention les nationaux et expulser les étrangers.

La sécurité n'est pas un jeu et seuls les inconscients ou les complices peuvent la montrer du doigt.

Posté par david saforcada à 10:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 avril 2017

A Toulon, Fillon n'est pas Bonaparte

ClickHandler

Le discours de Toulon fait par François Fillon est une forfaiture. Comment cet homme qui fut le premier ministre de Nicolas Sarkozy peut-il parler de Défense ? Faut-il lui rappeler que c'est sous son gouvernement que nos armées ont connu une véritable purge ? Faut-il lui rappeler les sacrifices budgétaires et humains qui ont été demandés ?

Cet homme n'a pas levé le petit doigt quand la saignée a commencé. Cet homme n'a pas tapé du poing sur la table quand le ministère de la Défense a décidé de raser gratis. Cet homme n'a rien dit après Uzbin ou autres pour changer les choses.

5 ans de casse et aujourd'hui il vient nous dire que notre défense est "mal", que nos militaires sont "mals". Hypocrite ... Pourquoi n'avoir rien dit de 2007 à 2012 ? Lâcheté ...

Monsieur Fillon ceux d'Afghanistan et des autres Opex n'oublient pas. Aucun militante n'oublie. Des villes de garnisons sinistrées n'oublient pas non plus ...

Posté par david saforcada à 08:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 mars 2017

Législative, pas cette année ...

20160612_112455

Le 25 mars, à Saint-Gaudens, avec mes amis de France Bonapartiste et d’Action Comminges, nous avons tenu une réunion pour faire le point sur la situation, pour parler des législatives et de l’avenir.

Après avoir analysé la situation locale ainsi que la situation nationale, il a été décidé que nous ne participerons pas aux élections législatives 2017. Je ne serai donc pas candidat sur la 8ème circonscription de la Haute-Garonne.

Il a par contre été acté que nous allons préparer dès à présent les prochaines échéances locales car on ne peut pas abandonner Saint-Gaudens et le Comminges au triste sort actuel. On ne peut pas vivre dans l’immobilisme et le laxisme. On ne peut pas avoir comme ambition que de devenir la maison de retraite de la métropole toulousaine …

Si l’avenir de Saint-Gaudens mais aussi du territoire commingeois vous importe. Si comme nous vous êtes « ni systèmes, ni extrêmes ».  Si vous vous retrouvez dans une vision « patriote et sociale », alors n’hésitez pas à nous rejoindre.

Posté par david saforcada à 12:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 mars 2017

Rien ne s'arrête.

Voilà, aujourd’hui s’achève la belle aventure de la présidentielle 2017.

Je vais vous faire un aveu, dès le lancement de ma candidature je savais que les parrainages ne seraient au rendez-vous. Il aurait fallu être fou ou arrogant pour croire le contraire. Ce qui m’a importé dans cette candidature, ce n’est d’avoir un, dix, cent parrainages mais de pouvoir mettre en avant le bonapartisme que je défends avec mes amis et compagnons de France Bonapartiste. Je ne suis qu’un soldat de la cause, des valeurs, de l’image et je suis fiers d’avoir été, durant quelques mois, le porte-drapeau.

Ces quelques mois ont permis de sortir le bonapartisme de l’ombre, de montrer qu’il n’est pas fondu dans un camp ou un autre mais qu’il a bien sa représentation personnelle. Certains voudraient nous faire croire qu’il est au Front National, d’autres chez Debout La France ou bien chez François Fillon, ou encore chez Macron. Non, il est chez les bonapartistes, chez ceux qui ont le courage d’avancer au grand jour, de déployer les aigles et la violette. A la facilité nous choisissons l’adversité et nous sommes fiers, chez France Bonapartiste de croire et d’oser.

Croire et oser. C’est pour cela que nous nous sommes lancés et c’est pour cela que nous ne soutiendrons personne lors de la campagne qui commence. Certains tentent de nous ressembler, d’autres tentent de nous copier. Certains semblent proches de nous mais le mirage se disperse aussi vite que la brume le jour d’Austerlitz. Alors pas de soutien, pas de ralliement mais encore moins de consigne de vote.

Notre combat ne s’arrête pas le 17 mars. Comme depuis la naissance de France Bonapartiste, nous allons continuer à défendre cette certaine idée de la France, cette certaine idée de la politique, qui nous sont chevillées au cœur. Fidèle à l’esprit, non par nostalgisme, nous allons continuer à défendre le bonapartisme. Pour nous peu importe la question dynastique ou républicaine, le bonapartisme s’adapte, il l’a montré tout au long de son histoire, pour proposer le juste milieu entre les droits et les devoirs, entre patriotisme et universalisme.

Président de France Bonapartiste, je lance un appel à toutes celles et ceux qui se disent bonapartiste, je le lance au nom du Conseil National Bonapartiste, rejoignez-nous. C’est ensemble, autour de certaines personnalités, que nous construirons le mouvement bonapartiste de demain.

 

11 mars 2017

Forces et faiblesses du modèle assimilationniste français.

Par Alexandre Mandil, membre du Conseil National Bonapartiste.

 

« Nos ancêtres les gaulois ». Cette formule, enseignée à des milliers d’écoliers prête désormais à sourire, symbole, s’il en est, du modèle français de colonisation, mais également d’accueil des flux migratoires sur le territoire national : l’assimilation.

Provenant du latin « assimulatio » (similitude) et de « similis » (semblable), l’assimilation est le processus qui permet à un étranger ou à une minorité de s’intégrer à un groupe social plus large en adoptant ses caractéristiques culturelles. Ce processus favorise l’homogénéisation des populations afin d’effacer les particularismes et d’en faire des citoyens non différentiables des autres par l’obtention de la nationalité, conçue comme un engagement irrémédiable. Ce processus peut être choisi ou être le résultat d’une politique volontariste, comme dans le cas d’un pays colonisateur désirant assimiler un peuple colonisé.

L’assimilation s’accompagne, pour les populations qui en sont l’objet, de l’adoption de la langue et de l’adhésion au système de valeurs du groupe dominant, l’expression de leur identité et leurs spécificités socioculturelles d’origine étant cantonnées à la seule sphère privée. Elle est à différencier de l’intégration ou de l’insertion qui reconnaissent les spécificités culturelles ne les considérant nullement comme un obstacle à son intégration dès lors que l’individu respecte les règles de la société d’accueil. De conception anglo-saxonne, ce modèle conduit le plus souvent au communautarisme, voir même parfois à la ségrégation qui sépare les personnes de couleurs différentes dans les activités qu’elles exercent couramment, que ce soit manger au restaurant ou s’asseoir sur un banc public ou dans un bus. Ce fut notamment le cas en Afrique du Sud ou dans le sud des États-Unis.

 

La naissance du modèle assimilationniste français

Le concept d’assimilation, débattu pendant de nombreuses années, remonte à l’Empire romain et à l’assimilation des nouveaux territoires conquis par les légions romaines. « A Rome, fait comme les Romains », disait l’adage. Le latin, le droit romain, les modes vestimentaires, la culture romaine, la romanisation des noms, l’urbanisation furent adoptés par les conquis. Et souvent vécus comme une chance par ces derniers. L’édit de Caracalla de l’an 212 accorda en retour la citoyenneté romaine à tous les habitants de l’Empire.

De l’avènement de l’État-nation français, jusqu’au marché commun gaullien, en passant par les formidables expériences bonapartistes, l’Histoire de France est une quête pour reprendre le flambeau de l’Empire.  Le royaume de France trouvant son origine autour de l’Ile de France a pu s’étendre jusqu’à atteindre nos frontières actuelles par une longue série de guerres et de conquêtes, mais également par l’adoption de la langue, des coutumes, de la culture et du droit français, de la part des populations et des territoires alentour. La langue d’Oc et le breton, furent par exemple interdis d’utilisation officielle dès le XVIe siècle par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, édictée par François 1er en 1539, qui instaura la primauté et de l’exclusivité du français dans les documents relatifs à la vie publique du royaume de France. Puis, c’est dans l’enseignement que les langues régionales laissèrent peu à peu la place à la langue nationale, sous la révolution française – « le français sera seul en usage à l’école » – puis sous la troisième République. Avant de disparaître progressivement de la vie quotidienne en raison du brassage national accéléré par la Première Guerre mondiale et par l’amélioration des voies de communication.

Avec le renforcement de l’Etat-nation français, c’est la «mission civilisatrice» et le sentiment universaliste français qui naissaient. Ce processus devait par la suite être transposé aux peuples colonisés d’Afrique et d’Asie.  Éric Zemmour explique ce «complexe de supériorité culturelle français» par leur envie de copier « une fois encore, les Romains qui assimilèrent progressivement les Gaulois, en sélectionnant des élites gallo-romaines, et accordèrent la citoyenneté romaine et l’entrée au Sénat aux plus brillants d’entre eux ».

 

L’assimilation appliquée aux colonies

En effet, au XVIIIe siècle, Condorcet expliquait que « les peuples d’Amérique, d’Afrique et d’Asie semblent n’attendre que d’être civilisés et de recevoir de notre part les moyens de l’être et de trouver des frères parmi les Européens pour devenir leurs amis et leurs disciples ».

À la Révolution française de 1789, les « indigènes » furent considérés comme Français, dès lors que leur territoire était sous souveraineté française.  Ainsi, le 4 avril 1792, l’esclavage fut aboli puis l’Assemblée nationale législative de la Première République Française, accorda la nationalité aux « indigènes » africains de l’Île Saint Louis, des territoires de l’embouchure du fleuve Sénégal et de l’Île de Gorée. En 1794, lors de l’Assemblée nationale révolutionnaire, assisté par les députés de la Caraïbes et l’Inde française, fut  adoptée une loi disposant que « tous les hommes résidant dans les colonies, sans distinction de couleur, sont citoyens français et jouissent de tous les droits garantis par la Constitution ».

En échange, et à la différence de la politique coloniale britannique de type ségrégationniste, les Français souhaitent, et imposent, que les indigènes apprennent la langue et s’assimilent à la culture française.

Cette doctrine de l’assimilation a été théorisée par Arthur Girault dans son ouvrage classique « Principes de colonisation et de législation coloniale » en 1894. L’assimilation, écrivait-il, « est l’union plus intime entre le territoire colonial et le territoire métropolitain ». Son but « est la création progressive de véritables départements français ». « L’assimilation doit être pensée comme l’héritière directe du projet de la Révolution française, car la Constitution de l’An III (1795) avait déclaré que les colonies étaient partie intégrante de la République ».

L’épisode des Quatre communes, faisant des Africains des citoyens français à part entière, pouvant exercer les plus hautes fonctions politiques de l’État français, et disposant de députés, a permis l’essor d’une élite. Blaise Diagne,  d’origine africaine, assimilationniste et homme politique français, les qualifiait de « Berceau de la France Africaine ». Il fut le premier député noir d’Afrique élu à la Chambre des députés française et a également joué un rôle important en faveur des droits des noirs engagés dans les troupes coloniales.

C’est également ce statut qui permit à Galandou Diouf, Barthélémy Durand Valantin, Lamine Gueye et, dans le cadre de la réforme de 1944, au normalien Leopold Sedar Senghor d’être députés. Qui a permis l’incroyable carrière de Félix Houphouët-Boigny successivement chef traditionnel, médecin, planteur, dirigeant syndical, député ivoirien en France, ministre de gouvernements français sous la IVe et Ve République – avant l’indépendance de la Côte d’ivoire – puis président de l’Assemblée nationale ivoirienne, maire d’Abidjan, Premier ministre ivoirien et premier président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1993. Et comment oublier les 37 000 juifs d’Algérie, puis les colons espagnols, italiens et maltais pleinement devenus français le 24 octobre 1870, suite au décrét Adolphe Crémieux ? Ou, à l’instar de Christiane Taubira, ministre de la Justice et d’Aimé Césaire, poète et député de la nation, les centaines de milliers de martiniquais, guyanais, guadeloupéens ou néo calédoniens qui participent aujourd’hui à l’Histoire de France ?

Néanmoins, ce modèle appliqué aux colonies demeura inachevé. Un statut spécifique « d’indigène » subsista et on jugea couramment les peuples colonisés, les « races » noires, jaunes ou rouges, comme étant inférieures aux métropolitains, de «race » blanche, « la plus parfaite ». Considérés comme de grands enfants et ne pouvant véritablement administrer leur territoire, ils constituèrent rapidement une main-d’œuvre bon marché et trop souvent exploitée. Théoriquement idéale, la doctrine de l’assimilation appliquée aux colonies pécha trop souvent dans la pratique.

 

L’assimilation comme modèle français d’accueil des étrangers

Appliquée aux peuples conquis, l’assimilation a, en outre, constitué le modèle français d’accueil des étrangers en métropole, de la IIIe République aux années 1970-80 permettant l’installation de nombres d’Italiens, de Belges, d’Espagnols etc.

Contrairement à une idée faussement rependue aujourd’hui, la France n’a pas toujours été une terre d’immigration. Avant les vagues d’immigration européenne, de la fin du XIXe au milieu du XXe siècle, puis des vagues d’immigration africaine d’après guerre, les dernières vagues importantes dataient en France du neuvième siècle avec quelques centaines de Vikings, et en Europe occidentale avec quelques milliers de berbères. Entre temps, et ceci pendant des siècles, la France est restée une société de petits paysans vivant principalement dans leurs villages et dans quelques bourgades plus importantes.

Ce fut à la fin du XIXe siècle, qu’en déficit démographique, la France fut l’un des seuls pays d’Europe à accueillir une immigration continue, tout comme les États-Unis, l’Australie, l’Argentine ou le Canada. Une immigration d’abord majoritairement intra-européenne.

De nos jours, ces populations sont désormais considérées comme intégralement françaises, et personne n’aurait l’idée de le remettre en cause. Légions sont désormais nos dirigeants ou entrepreneurs à porter un nom de famille à consonance italienne, espagnol ou polonaise. Accueillis par notre patrie, ils eurent à s’assimiler, a adopter un prénom français, à s’approprier notre langue, notre culture, notre histoire. Pleinement assimilés et sans que nulle aujourd’hui ne songe à dénoncer cet état de fait, leurs descendants purent bénéficier, notamment par l’intermédiaire de l’école de la République, du rêve français : Léon Gambetta, Rachida Dati en encore Manuel Valls et Nicolas Sarkozy furent de ceux-la: des produits plus ou moins parfait de l’assimilation française. Plus modestement, l’auteur de ces lignes également.

Mais ça ne se fit pas sans heurt. Ce modèle d’assimilation en obligeant l’immigré désireux de devenir français à se dépouiller d’une partie de son identité, provoqua souffrance et parfois même découragement.  En effet, sur les trois millions d’immigrés européens accueillis sous la troisième République, près des deux tiers des Italiens sont repartis, et près de la moitié des Polonais, pourtant européens et catholiques. Seuls sont restés ceux qui, par amour pour la France, et sans les abandonner, furent prêts à confiner leurs traditions, religions et particularismes à la sphère privée.

Comment ne pas évoquer ici, en abordant l’amour de la France, l’odyssée de Lazare Ponticelli, dernier « Poilu français » qui commença à travailler dès l’âge de six ans pour se rendre à Paris en France, qu’il considérait comme « le paradis ». Ne sachant pas si ses économies seraient suffisantes pour acheter un billet Piacenza-Paris, il décida de courir derrière le train jusqu’à la frontière française, avec ses sabots sur l’épaule pour ne pas les abimer et débarqua Gare de Lyon, en 1906 à 9 ans, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler français. Devenu entrepreneur, il quitta tout lors de la première guerre mondiale,  et s’engagea à 16 ans en trichant sur son âge pour rendre à la France à sa manière, ce qu’elle lui avait offert. Blessé en Slovénie, il retournera au front. Jugé trop âgé lors de la seconde guerre mondiale, il entrera alors dans la résistance. Décédé en mars 2008, Max Gallo le qualifiera « d’Homme de paix, modeste et héroïque [...] italien de naissance et français de préférence ».

La France, et son modèle assimilationniste, avait à l’origine pour tradition d’obliger les parents, français ou étranger, à choisir le prénom de leur enfant dans le calendrier français.  Ce principe multi-centenaire fut érigé en loi en 1965 et 1972.  Toutefois, en 1981, les préfets reçurent l’instruction de ne plus interdire aux parents de donner à leurs enfants des prénoms autres que français, permettant les prénoms américains, musulman, italien ou israélite.  En 1993, une loi vint abolir les précédentes, oubliant par ailleurs toute la symbolique du prénom: ce dernier marque la volonté d’assimilation quand le nom de famille mentionne, lui, l’origine. Au lieu de pousser les populations étrangères à s’assimiler totalement à la France, limitant ainsi les différences, et par la même la méfiance intrinsèquement humaine qui en résulte, les derniers gouvernements ont cherché à transformer la mentalité et la perception des populations d’origines. Sans succès : sondages après sondages, les Français considèrent désormais massivement que l’immigration doit être régulée.

En effet, depuis les années 70 et 80 et l’abandon progressif du modèle d’assimilation pour le modèle d’intégration, le communautarisme et la perte d’identité triomphent. Ajoutée à l’augmentation absolument sans précédent dans l’Histoire des flux migratoires aggravées par la mondialisation, la France ne parvient plus à dissoudre et accueillir sereinement, dignement et efficacement ses nouvelles populations. Pauvreté, chômage, mal logement, échec scolaire, délinquance sont-elles devenues les seules perspectives offertes par la France qui, d’une part s’obstine à refuser toute régulation et d’autre part s’interdit d’assimiler ceux qu’elle accueille ?

Mais telle est l’époque, que les français face à l’échec de l’intégration, réclament toujours moins d’assimilation. «Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes» disait Bossuet.

Posté par david saforcada à 19:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

07 mars 2017

Réponse à l'ASAF

Logo-ASAF-2014

L'Association de Soutien à l'Armée Française a adressé une lettre/questionnaire à l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle de 2017. Les questions de Défense sont cruciales pour notre pays et il ne faut pas les galvauder. J'ai répondu aux 8 questions posées par l'association avec toute l'implication que peut avoir pour ces questions un ancien "marsouin" membre de l'Union Nationale des Combattants et de l'ASAF. Je vous livre, ci-dessous, mes réponses qui rejoingnent les propositions que j'ai déjà pu faire sur le sujet.

 

8 questions sur la Défense au futur 8e président de la Ve République

 

1- Quelle réflexion avez-vous développée sur la responsabilité de chef des Armées ?

Ancien militaire du rang, EVAT de 1990 à 1999, ayant servi au sein des Troupes de Marine j’ai pu « toucher du doigt » ce qu’un chef des Armées peut demander à « ses » soldats et ce que ceux-ci donnent pour la France. Le Président de la République, dans ce domaine plus qu’un autre, n’est pas là pour « inaugurer les chrysanthèmes » mais pour être au plus prêt de la chose militaire. Au plus prêt qu’il s’agisse de faire mettre en place une véritable politique de Défense en donnant toute leur place aux militaires, à tous niveaux hiérarchiques afin de leur permettre d’être à l’appui des opérations sur la totalité de leur réalisation,  mais aussi au plus prêt des troupes lorsque celles-ci sont engager sur un théâtre d’opération quel qu’il soit. Chef des Armées, le Président est le garant des traditions, de la cohésion et de la reconnaissance de la Nation qui sont parmi les piliers de l’Institution. Il ne doit jamais oublier qu’il a entre ses mains la vie des soldats de France mais aussi leur honneur. Parce qu’il peut demander le sacrifice ultime, il doit être un bouclier pour les militaires.

2- Le général de Gaulle a écrit que « la Défense est le premier devoir de l’Etat ». Partagez-vous cette priorité et, plus généralement, comment celle-ci s’inscrirait-elle dans votre politique globale ?

Oui, l’Etat a pour mission d’assurer la protection du territoire national et de maintenir une certaine image de la France dans le monde, cela s’appuie sur une Défense à la hauteur. Pour moi la question de Défense s’inscrit dans un tout qui va de l’Instruction Publique (sens des valeurs, héritage historique mais aussi intégration …) au devoir de mémoire (honorer tous les Soldats de toutes nos guerres mais aussi ne pas oublier les « vétérans » d’aujourd’hui) en passant par une vision de la place de la France sur l’échiquier mondial et donc les moyens mis en œuvre pour occuper cette place mais aussi par une politique de ré-industrialisation militaire. La Défense n’est pas une simple ligne comptable, variable d’ajustement d’un budget national.

 

3- La part du PIB consacrée à la Défense est aujourd’hui de 1,5% (hors pensions). Quelle part du PIB (hors pensions) envisagez-vous de lui consacrer et à quelle échéance ?

Il est évident que le budget de la Défense ne peut rester à un si faible niveau mais il ne peut pas non plus se contenter des 2% préconisés par beaucoup pour suivre la demande de l’Otan. Pour ma part, je propose une augmentation du budget de la Défense (hors pension) suivant un effort progressif permettant d’atteindre 3% du PIB entre 2020 et 2025. Cet effort est obligatoire si nous voulons pouvoir avoir une hausse des effectifs mais aussi et surtout pour avoir des matériels rénovés ou nouveaux (avec un taux maximum de disponibilité), des matériels venant aussi combler des vides capacitaires.

 

4- Quelle est votre position sur la dissuasion nucléaire, en particulier sur la nécessité de moderniser ses deux composantes dans la décennie à venir ?

La dissuasion nucléaire doit rester une des composantes de notre défense et elle se doit d’être modernisée mais il ne faut pas perdre de vue la vision globale que doit avoir notre pays entre forces nucléaires et forces conventionnelles sur le court et moyen terme. A titre personnel je m’interroge sur la nécessité d’avoir une capacité nucléaire air et une capacité nucléaire mer. Je pense qu’on pourrait réduire voir supprimer la composante aérienne afin de libérer des capacités pour les forces conventionnelles.

 

5- La France, membre fondateur de l’OTAN, a réintégré son commandement militaire en 2009. Face à un éventuel désengagement américain, pensez-vous que la France y aurait encore un rôle à jouer ? Comment peut-elle dès aujourd’hui contribuer à bâtir une défense européenne ?

Je vais être clair, pour moi le retour de la France au sein du commandement intégré de l’Otan fut une erreur. Notre pays doit se retirer de cette organisation et retrouver une indépendance totale. C’est en étant souveraine que la France a toujours su peser dans le monde. Pour construire une défense européenne, il faudrait qu’il existe une politique étrangère européenne et ce n’est pas le cas. Si on prend un exemple ressent, comme l’envoi par l’Allemagne d’un bataillon en Lituanie en lieu et place du Sahel, on peut se rendre compte que rien n’a évolué depuis la guerre en ex-Yougoslavie.  La France doit être en mesure non pas de bâtir une défense européenne mais d’être moteur d’une défense de l’Europe avec les nations qui ont compris où sont les priorités.

 

6- Il est parfois reproché aux gouvernements d’engager notre armée sans avoir un objectif politique clair s’appuyant sur une stratégie globale et de long terme. Quelle serait votre politique dans ce domaine au Moyen-Orient mais surtout en Afrique, champ d’influence premier et historique de la France ?

Avant de regarder vers l’Afrique, le Moyen-Orient ou même à l’Est, la France doit en premier temps avoir une politique de défense de sa ZEE incluse dans le grand projet de France sur Mer que je préconise. Concernant l’Afrique, il faut que la France affirme clairement que sa sécurité est son problème. Cette stratégie africaine, francophone ou non, doit être militaire mais aussi économique, environnementale et sociétale car le danger islamiste ne se combattra pas simplement que par les armes et le problème migratoire par nos frontières. Pour ce qui est du Moyen-Orient, il faut que la France soit claire sur ses positions qui sont la lutte contre les islamistes et la protection des minorités (on a trop tendance à oublier notre statut unique depuis 1535 de gardienne des lieux Saints chrétiens). Il ne faut pas hésiter à rompre avec certaines monarchies jouant un jeu trouble. La France doit soutenir le processus de paix au Moyen Orient entre Israël et la Palestine. L’arrêt des colonisations est indispensable à ce processus, ainsi que la création d’un Etat Palestinien indépendant qui permettra aux populations locales de vivre sereinement. Cependant, la France ne reconnaîtra jamais une Palestine qui serait dirigée par une organisation terroriste ou qui refuserait de reconnaitre Israël comme un Etat juif.

 

7- Il existe aux Etats-Unis une garde nationale qui est une véritable armée dont le budget est d’ailleurs équivalent à celui de notre Défense. La garde nationale récemment créée en France n’est autre qu’un changement de vocable pour parler des réservistes servant au sein des forces armées et des forces de sécurité. Prévoyez-vous son extension ou le maintien du statu quo actuel ?

Je ne crois pas à ce concept « cache sexe » de Garde Nationale. Il ne faut pas se leurrer, nous n’avons pas et nous n’aurons pas les moyens d’avoir une Garde Nationale à l’américaine. Notre défense doit intégrer la composante réserve avec un véritable budget au sein du budget global mais surtout en révisant son organisation. Cette révision passera tout d’abord par une mise au point vis-à-vis de la disponibilité s’adressant aux réservistes et à leurs employeurs.  Elle sa basera ensuite sur une double organisation, réserve opérationnelle et réserve territoriale. La réserve opérationnelle serait composée des « RO2 » et des volontaires opérationnels (réserve pouvant être employé sur l’ensemble du territoire national ou dans les forces pré-positionnées). La réserve territoriale serait composée des autres volontaires servant uniquement dans leur  zone de défense et de sécurité sur réquisition.

 

8- La conscription a été suspendue en 1997 par le président Chirac. Etes-vous favorable au développement d’une coopération entre les administrations de la Défense et de l’Education nationale pour renforcer le lien Armée-Nation ? Souhaitez-vous la création d’un service militaire court obligatoire ou de volontaires ? Si oui, quelle en serait la finalité ?

Il faut développer les coopérations entre la Défense et l’Education Nationale mais aussi avec le monde économique (pour la reconversion de nos militaires par exemple ou bien pour le SMA) et associatif. La réserve citoyenne est un outil de cette coopération mais les amicales régimentaires, les musées d’armes doivent aussi s’investir. Il faut créer une osmose entre les associations de vétérans, les réserves et les troupes d’active. C’est un tout qui fera le lien Armée-Nation.

Pour ce qui est du Service Militaire, je ne cache pas que je suis partisan de son retour, dans un format universel et obligatoire, mais cela ne me fait pas perdre de vu les impossibilités, budgétaire, matérielle, humaine, actuelles. Après une hausse du budget de la Défense et après avoir atteint les objectifs capacitaires envisagés alors on pourra alors lancer une étude sérieuse sur le retour à un Service Militaire.