rehabiliSi le bonapartisme fustige et rejette tout autant le libéralisme orthodoxe et le socialisme doctrinaire ce n’est pas pour des raisons économiques mais simplement humanistes.

Pour le bonapartisme, il n’y a pas de conflit entre progrès économique et progrès social, bien au contraire. Si le progrès social repose sur la prospérité économique, l’inverse est tout aussi vrai.

Les principes économiques et les idées sociales du bonapartisme ne lui sont pas propres, l’on peut d’ailleurs retrouver aussi ces idées dans le gaullisme. Empruntés au libéralisme ou au socialisme, inspiré en particulier du socialisme saint-simonien et du catholicisme social et libéral, ses principes se combinent malgré tout en un ensemble original tel qu’il ne se confond avec aucun autre projet économique et social. Du libéralisme il se distingue par son souci de l’épanouissement de l’homme et du bien être matériel des plus faibles, du socialisme il rejette l’omnipotence de l’Etat et l’irréalisme de bien des solutions, du saint-simonisme il se sépare par la préoccupation nationale et le refus de voir en l’économie le seul objet d’un gouvernement, du catholicisme social, il retranche la référence explicite à l’Evangile et le paternalisme charitable et clérical.

Le bonapartisme est un syncrétisme économique et social que l’on peut résumer ainsi : 

  • libéralisme à l’intérieur et libre-échangisme à l’extérieur, tempérés par une forte dose de dirigisme et de nationalisme économique.
  • Anticapitalisme et anticommunisme.
  • Sympathie pour l’autogestion (Participation) dans les grands ensembles économiques.
  • Attachement à la propriété individuelle des moyens de production dans les petites unités.
  • Humanisme corrigé d’une touche d’industrialisme.