La Marine Nationale vaincue par le sel … Pas besoin d’avoir un armement air-sol sophistiqué pour mettre à mal les hélicoptères de la Royale, il suffit simplement d’attendre que la corrosion fasse son travail. Cela pourrait être risible si la blague ne coûtait pas 40 millions d’euros pièce pour les hélicoptères NH 90 de chez Airbus.

Lorsque la Marine a souhaité remplacé le Super-Frelon, elle a choisi le NH 90 Caïman de chez Airbus Helicopters et a changé de dimension. Mais il y a eu immédiatement un souci au niveau de la carlingue : elle rouille ! Oui un problème de rouille sur un appareil sensé faire, entre autre, de la lutte anti-sous marine ou du sauvetage en mer c’est un peu ennuyeux. Tellement ennuyeux que le potentiel d’appareils disponibles a chuté à 45% et la solution pour retrouver un potentiel proche de 100 ne semble pas poindre.

Ce souci de corrosion semble être une habitude chez Airbus, on retrouve le même souci sur l’A320 par exemple. Mais le plus grave vient dans le retard dans la solution à apporter, changement ou traitement des alliages défectueux ? Décision qui tarde car Airbus Helicopters doit composer avec les italiens de Leornado Helicopters et les Hollandais de Fokker. Tout cela n’est pas sans rappeler les déboires initiaux de l’A400M …

Quoi qu’il en soit, une fois de plus les premiers à payer le prix de ces « négligences »  sont les pilotes et personnels utilisant ces hélicoptères.

Il devra y avoir des comptes à rendre tant chez Airbus que chez ceux qui ont validé l’appareil en connaissant le problème. On ne parle pas là de remplacer des ampoules mais du projet d’équipement de nos forces en hélicoptères lourds pour les 40 prochaines années !